LE TEMPS QUI PASSE





Que disait SAINT AUGUSTIN sur le TEMPS ?


Quand on demandait à Saint-Augustin, "Qu'est-ce donc que le temps ?", voici ce qu'il répondait:

Si personne ne me le demande, je le sais ; si je cherche à l'expliquer à celui qui m'interroge, je ne le sais plus.
Cependant j'affirme avec assurance, qu'il n'y aurait point de temps passé, si rien ne passait ; qu'il n'y aurait point de temps à venir, si rien ne devait succéder à ce qui passe, et qu'il n'y aurait point de temps présent si rien n'existait.

Pour BLAISE PASCAL nous ne vivons pas le temps présent !

" Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours; ou nous rappelons le passé, pour l'arrêter comme trop prompt: si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient: et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent d'ordinaire nous blesse. Nous le cachons à notre vue parce qu'il nous afflige; et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l'avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps où nous n'avons aucune assurance d'arriver.
Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et si nous y pensons, ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin: le passé et le présent sont nos moyens; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, nous espérons de vivre; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. "


LE TEMPS ET LE SABLIER




Les grains du sablier tombent chacun leur tour. Quand un grain de sable touche le réservoir inférieur, un autre se prépare à tomber.
Il se passe un certain temps entre les deux événements, certes très court mais qui existe, pendant lequel le réservoir ne se remplit plus !
Le temps du sablier s'écoule donc de façon discontinue.
Le temps s'arrête entre chaque déplacement de grains de sable. Le temps n'existe plus !

Planck a montré, avec Einstein que le temps ne s'écoulait pas de façon continue, mais par petits bonds successifs.
Entre chaque bonds il s'écoulerait 0,0000000000000000000000000000000000000000001 seconde, soit 10-43seconde, c'est le temps de Planck !
Comme pour le sablier, entre deux bonds, le temps s'arrête. Le temps n'existe plus !

ALORS, EST-CE QUE LE TEMPS PRESENT EXISTE ?

Il y a deux temps, le passé et l'avenir ; mais que sont-ils, puisque le passé n'est déjà plus, et que l'avenir n'est point encore ?
Le passé, on connaît. Il est derrière nous, il a été, et s'éloigne à chaque instant...
Le futur, on l'imagine... Il est devant nous, il sera, et se rapproche.

Le temps est comme un "tapis roulant" qui ne s'arrête jamais.
Le futur immédiat arrive et passe directement dans les "archives" du passé, sans passer apparemment par la case présent...
Le présent, s'il était toujours présent, et ne tombait point dans le passé, il ne serait plus le temps, mais l'éternité.

Imaginons la fraction de seconde qui va arriver. Notre esprit n'aura même pas le temps d'y penser qu'une autre fraction de seconde aura déjà pris sa place, et ainsi de suite... Elle s'écoule directement dans le passé, sans qu'on ait eu le temps de la ressentir, de la saisir.
Le futur glisse vers le passé sans marquer de pause, d'empreinte.

Les grains du sablier tombent chacun leur tour, sans jamais s'arrêter sans "exister".
Ils vont vers le bas, pour enfin s'écraser sur le tas déjà entré dans les "archives" du passé...
    - Le futur, ce sont les grains qui sont encore dans la cavité supérieure, le futur existe.
    - Le passé, on peut le connaître, ce sont les grains de la cavité inférieure, il est là, inerte et on ne peut plus le modifier.
    - Le présent, lui, sur un instant vraiment précis, ne représente rien. Le temps de l'analyser, il est déjà dans le passé, et c'est un autre temps que l'on mesure ou analyse...

Quand j'écris un mot avec mon clavier, le temps s'écoule, et la première lettre du mot est déjà dans le passé, quand j'écris la deuxième.
Quand je parle à quelqu'un, les mots que je prononce sont déjà pour moi dans le passé au moment où il les entend. (le son ne se déplace qu'à 300 m/s !)
Même au moment où quelqu'un me regarde, il reçoit une image de moi du passé car le vitesse de la lumière n'est pas infinie ! (300 000 km/s !)
 
Le présent entre le futur et le passé, n'est même pas une transition concevable, puisque le futur glisse instantanément vers le passé. Nous avançons sans cesse dans le futur.

Le Temps Présent n'est pas, il va exister ou a existé !