Divorce à La-Motte-Saint-Jean le 28
pluviose de l'An 8 (17 Févr. 1805)
Les divorces étaient plutôt rares à cette époque et celui-ci mérite d'être signalé
d'autant plus que c'est l'épouse qui le demande....

Transcription de l'acte
"Aujourd'hui vingt huit pluviose, l'An
huit de la
République française, une et indivisible, heure de dix
du matin, par devant nous président de l'administration
municipale du Canton de La Motte-Jean département
de Saône et Loire, est comparu la citoyenne Antoinette
Pagnot femme légitime de François Brunot
résidant en la commune de la Motte-Jean, laquelle
a dit que voulant profiter du bénéfice de la loi du
vingt septembre mil sept cent quatre vingt douze
elle avoit fait signifier le divorce audit Brunot
son mari pour cause d'incompatibilité d'humeur
de caractère et de mauvais traitemens, par exploit
du citoyen Boudard, huissier public résidant à Digoin,
le vingt cinq du mois de nivose dernier, duement
enregistré le vingt huit dudit mois : laquelle était
accompagné des citoyens Jean Moraillon âgé de
cinquante cinq ans, et d'Etienne Desbois dit Beunet
âgé de quarante ans, ses voisins et amis, tous
domiciliés audit La Motte-Jean de laquelle comparution
elle nous a demandé acte pour qu'elle puissent en faire
signifier l'extrait audit Brunot non comparant ni
personne de sa part : lesquelles parties demeurant ajournées
à deux mois à la forme de la loi, et de comparaitre de
nouveau pour se concilier si faire se peut, et avons
rédigé le présent acte en présence de la requierante
qui a déclaré ne savoir signer, ainsi que le citoyen
Etienne Desbois et les citoyens Moraillon et
Touillon se sont soussigné avec nous."