François Bossuet, brave curé de Rigny-sur-Arroux




1882 : Naissance le 19 mai à Rigny-sur-Arroux, fils de Antoine Bossuet, cultivateur à la Bruyère, hameau de Rigny et de Louise Ballot.
Voir ici son acte de naissance

Il avait un frère, Jean-Claude né en 1864, et deux soeurs, Catherine née en 1867 et Marie née en 1871. (Deux autres frères Aimable et Gaspard sont morts âgés de quelques mois seulement)
voir recensement de 1882
voir recensement de 1886
voir recensement de 1891
voir recensement se 1895

En 1906, ses parents, Antoine Bossuet et Louise Ballot habite au bourg (voir recensement de 1906).
Louise décède le 1er Oct. 1906 à Rigny et Antoine Bossuet le 18 Déc. 1925 à l'âge de 85 ans.

Sa soeur Marie (Antoinette) se marie avec Ballot François, marchand-épicier au bourg de Rigny. Marie tiendra l'épicerie (voir recensement de 1901)
Ils auront un fils Henri qui sera prisonnier de guerre le 11 nov. 1914 jusqu'au 29 mai 1918. Libéré pour cause de maladie il décédera le 2 juin 1918 (Livret Militaire de Henri)

Catherine se mariera avec François Renaud, journalier chez Villedey.

En 1911, l'épicerie est toujours tenue par François Ballot et Marie.
En 1921 Marie Bossuet est veuve et toujours épicière et en 1926 elle est retraitée. Elle décède le 19 mai 1947 à Digoin.

La carrière de François Bossuet

Il est ordonné prêtre le 9 juin1906.
Il passera 48 ans de sa vie à l’Institution Saint-Lazare d’Autun :

- 1906-1920 : Professeur
- 1921 : Econome
- 1922-1954 : Directeur-Econome

En 1954, il devient curé de Sainte-Radegonde
En 1955 : Il est nommé curé de Rigny-sur-Arroux, sa paroisse natale et continua son ministère jusqu’au bout.
Il décède le 7 avril 1970 à Chalon-sur-Saône

Sa carrière militaire

Son Livret Militaire
Il est mobilisé en Saône-et-Loire dans la XIIIe Section le 5 Août 1914.
Amb. 5/58 le 12 Novembre 1914
Il est aumonier - brancardier au 229ème RI le 25 Août 1916 et au 42ème RI le 6 Nov. 1917
Intoxiqué par des gaz ennemis il est démobilisé le 28 févr. 1919.

Il a été mélé aux actions suivantes:

    1914 - Bataille de Baccarat du 5 au 22 Août
    1916 - Bataille de la Somme ( 443070 morts ! ) - Chemin de Maurepas à Cléry le 3 Sept. 1916
    1917 - Reims - Fort de Brimont, Loivres, Berméricourt, "Boyau du Blanc de craie" du 6 Avr. au 4 Mai 1917
    1917 - Cote 193 près Tahure le 7 sept. - Verdun cote 344 (Oct-Nov)
    1918 - Belgique - Locre, Mont Kemme le 26 mai 1918
    1918 - Offensive de l'Ourcq, de Villers-Cotterêts à la Vesle (Juillet)
    1918 - Soissons (fin Août) Offensive avec les belges, Poelcapelle, Elverdinghr (28 sept), Roulers le 14 Oct Audenarde le 11 Nov.

Cité à l'ordre du régiment - 1er Ordre 229 RI, N° 291, 10 mai 1917
Aumônier-brancardier affecté sur sa demande dans un régiment d'infanterie
Il a, au cours des combats du 16 au 19 Avril 1917, demandé à suivre les troupes dans leur progression et a fait preuve du plus grand courage en allant, sur le champ de bataille, donner à chaque blessé les soins d'urgence et le réconfort moral.

Cité à l'ordre de la Division - 2ème Ordre Division N° 55 - 16 Sept. 1917
Pendant le coup de main du 7 sept. 1917, il a suivi les troupes d'attaque jusqu'à la deuxième ligne ennemie, les encourageant par sa présence, recueillant et soignant les blessés sous le feu des mitrailleuses; il est retourné à la nuit chercher un blessé que, par suite du tir ennemi on avait dû laisser dans un trou d'obus.
Il a donné une fois de plus la preuve de ses très hautes qualités morales et de sa magnifique bravoure.
Déjà cité.

Cité à l'Ordre de L'infanterie Divisionnaire de la 41 -  3ème Ordre I D.41, n°8 - 6 juin 1918
Brancardier possédant, avec le plus calme courage, le sentiment le plus élevé de son devoir.
Il a demandé, en plein combat, à quitter un poste de repos pour venir remplacer des brancardiers tombés.
Il s'est dépensé sans compter, dans les circonstances les plus critiques, assurant par lui-même la relève des blessés.
il a contribué pour une large part à maintenir intact le moral de l'effectif.
Déjà cité.

Médaille militaire avec traitement décret du 20 Juillet 1931