Vu sur le Blog à Dédé, le montcellien
Quand
le dédé, au se grattot le
gland y’allot faire mauvais temps. Si au se grattot le cul y faisot pa
biau non plus !!
Un petit texte rédigé en patois montcellien par
Dédé
Je vas me
presenter les ptchiots et ben moi chu la Berthe. Moi
chu l'argonier de la maison, je fesos toutes les tâches pénibles.
Aujourd'hui chu en train de préparer le manger, et moi les amis la
boustifaille ça j'y connais. Pour commencer on va faire une salade de
craupes, après un bou d'viau avec des treuffes à la patte. J'y vois pas
trop clair chu biglouse mais ren qu'a le toucher y doit être de la
carne, et on va finir avec un crapiaud, pas de ptinguins aujourd'hui y
sont tout biosses.
Lui,
y'est ma doublure ça y'est mon Gégène. Un vré deillot cui-là, y
sais méme pas faire la vaisselle, au préférot éte agromé deant le
garlot, tout le temps eurché. Il sé méme pas curer
les casses de treufes et laisse tout le temps du
rapon dans les casseroles, un beurlot cui-là, en plus vous vous imaginer
pas un gueurlu avec de la beuille.
On le poserait sous le
coigner, on le prendrait pour une galipote. Et en plus y'est qui
boit des canons, tout le temps prêt à s'en foutre un dans le golayon.
Dès qu'au commence d'eyeuter je te fous ça djiors, et au vas dégobiller
dans les beuchons. Y'a méme une fois y en rouchot à bernanciaux, je le
zieutait, au marchot tout biscornu avant de beurdoler dans la
patouille. En revenant au l'ai méme pas pu rentrer, au s'est élarder
d'vant la porte. Ah vous parlez t'y d'un bonhomme !
Je
m'en vas presenter ma fille, la Germéne. Elle travaille chez le
plouc du coin, le père Chapoutot qu'on l'appelle ici. Elle garde les
cheuves tout en pidant les boulous voir s'y y font pas de conneries.
Aujourd'hui elle avot été emmerdée par le codinde, au l'arrêtot pas de
fournicoter avec les poulots. Heureusement à la fin le paysan l'a fait
sitter et lui a payer un bout de tarte à la queurde. Par contre quand
elle est reviendu je vous explique pas, mais elle avot les groles pleines
de foinèche et elle sentot le gargoin.
Lui
y'est le Marcel, mon fils le queulot de la famille, au l'arrétot
pas de tourner autour des gamines. L'autre jour au l'a ammené un
taboniau dans le plumard et aul'a tringlé toute la nuit. Le lit
arrêtot pas de couiner, y m'est foutu en rogne et j'ai couaillé toute
la nuit. Dés fois au vas au bal et au s'bat. Au reçois des torgnoles et
au revient dégnapé, y'est pas grave aprés tout, y l'apprend à vivre
Y'a
aussi le Glaude l'ainé, lui au pense qu'à la péche. Au s'leuve à
5h du matin, au prépare ses affutchos, sa bergnole et tout le
saint'friscain, au met le chapiot et le v'la parti veurder à la péche.
Là bas
au rejoint les beursons du père Chapoutot. Y sont equipés pour en
prendre, des supers appâts (des bloches, des veurtchiaux, des vasous).
Quand au r'vient au l'en a un mio, dés fois 100 pt'éte mé, toutes des
queursilles, et qui qu'yai qui les ébeuillent, la Berthe bien sur,
mon Glaude au préférot se sitter et lire son journal !
Ah quelle famille!
Bisous la Berthe.